• Il y a au Maroc près de 7000 étudiants -recensés- originaires d'Afrique sub-saharienne. Boursiers de l'Agence Marocaine de Coopération Internationale, ils sont originaires de 70 pays du continent, et poursuivent des cursus dans différentes disciplines (médecine, droit, tourisme, etc) à travers les établissement d'enseignement public du Royaume.
    Quel est leur quotidien ? Pourquoi ont-ils choisi le Maroc pour poursuivre des études supérieures ?
    Tahqiq lève le voile sur la vie des étudiants africains dans le Royaume, jeudi à 22h10.

    A Rabat, Marrakech et Agadir, l'équipe de Tahqiq a enquêté sur la situation des étudiants originaires d'Afrique sub-saharienne au Maroc. Mohamed Khatam est parti à la rencontre de certaines figures de ce microcosme, et les a accompagné dans leur vie de tous les jours pour apporter un témoignage vrai, fort, sur le quotidien de ces étudiants venus, parfois, accomplir un rêve dans notre pays, et, souvent, se projeter dans l'avenir à partir de notre patrie.

    Pourquoi le Maroc est-il devenu la destination privilégiée, après l'Europe, pour les étudiants d'Afrique sub-saharienne ?
    Y a-t-il des difficultés d'intégration de ces étudiants dans la société marocaine, une société vivant dans le même espace géographique et partageant les mêmes références historiques que leur pays d'origine ?

    Des questions, parmi d'autres aussi importantes, auxquelles Tahqiq essaiera de donner une réponse, jeudi 28 avril 2005 à 22h10.

    A.B

     


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  • Source Migreurop 


    journées d'étude et de mobilisation 20-21 juin 2005,
    Séville.

    Depuis sa création en 2002, le réseau Migreurop
    dénonce les logiques tant nationales qu'européennes
    qui font de l'enfermement et de l'assignation à
    résidence des étrangers et des demandeurs d'asile un
    outil essentiel des politiques dites de contrôle des
    flux migratoires de l'Union européenne. Le travail
    initié lors de rencontres organisées au Parlement
    européen en février et en juin 2003, et poursuivi
    depuis, a permis de cerner mieux cette réalité,
    notamment par la réalisation d'une carte des « camps
    d'étrangers en Europe », réactualisée en juillet 2004.

    La pluralité des lieux d'enfermement des étrangers
    ainsi mise en évidence a conduit le réseau à
    s'intéresser au phénomène des regroupements informels
    d'étrangers aux portes de l'Europe. Les politiques de
    coopération policière conduisent en effet l'UE à
    sous-traiter la surveillance de ces mouvements à des
    Etats limitrophes, qui ont charge d'interrompre à tout
    prix le voyage d'exilés parvenus près de ses
    frontières. Ceux-ci se trouvent alors pris dans des
    nasses, cantonnés de longs mois dans la clandestinité
    et la misère, à l'image des migrants subsahariens se
    cachant dans certaines forêts marocaines en attendant
    de tenter de pénétrer en Espagne.

    C'est cette logique de coopération avec des
    Etats-tampons que le réseau Migreurop a tenté
    d'analyser en juillet 2004 lors du séminaire qu'il a
    organisé pendant les rencontres antiracistes de Cecina
    (Italie). Ces journées ont réuni chercheurs et
    militants d'Europe et de la rive sud de la
    Méditerranée pour réfléchir aux modalités d'actions
    communes contre cette politique meurtrière de l'UE
    qui, en surarmant les polices d'Etats partenaires et
    en militarisant les frontières, conduit chaque année
    des milliers de migrants à prendre tous les risques,
    parfois jusqu'à la mort, pour échapper à la traque
    dont ils sont l'objet.

    Dès le mois d'août 2004, différentes déclarations et
    initiatives de dirigeants européens venaient confirmer
    ces analyses. En se disant favorables à la création de
    camps de demandeurs d'asile en Afrique du nord, les
    ministres de l'intérieur italien et allemand
    poussaient à bout la logique d'externalisation des
    politiques de l'UE à l'égard des migrants. Afin de
    choisir et trier les étrangers autorisés à entrer en
    Europe, ils proposaient de déléguer à des pays tels
    que la Libye, la Tunisie et le Maroc le contrôle et la
    rétention des migrants et des demandeurs d'asile en
    transit sur leurs territoires, cela au mépris des
    obligations internationales de l'UE, notamment vis à
    vis des réfugiés.

    Contre ces projets, et contre la banalisation du camp
    comme outil de la politique européenne en matière
    d'asile et d'immigration, le réseau Migreurop a lancé
    au mois d'octobre 2004 l'Appel contre les camps aux
    frontières de l'Europe. Signé par des centaines de
    parlementaires, des ONG et des particuliers de
    différents pays, cet appel n'est sans doute pas
    étranger au report des projets de l'UE dans ce
    domaine. La menace n'en demeure pas moins vivace, avec
    le programme de La Haye qui, dans sa définition des
    orientations de l'UE à l'horizon 2010, consacre un
    volet important à la « dimension externe de la
    politique d'asile et d'immigration ». Dimension
    externe déjà bien engagée dans le cadre de la
    politique de coopération et de voisinage que l'Europe
    met en place, qui pousse les pays partenaires à
    collaborer activement à la protection de ses propres
    frontières, quel qu'en soit le prix pour les migrants
    qui tentent de les franchir.

    A l'heure où les frontières entre l'Espagne et le
    Maroc (le détroit de Gibraltar, mais aussi les limites
    des enclaves de Ceuta et Melilla en terre marocaine)
    sont plus que jamais le symbole funeste des politiques
    meurtrières de l'UE, Migreurop vous invite le 20 et 21
    juin à Séville pour de nouvelles journées de travail
    et de mobilisation contre les politiques
    communautaires en matière de sous-traitance du
    contrôle de ses frontières externes. Face à
    l'importance de ces enjeux, ces journées devront aussi
    être l'occasion de penser à un élargissement et une
    structuration du réseau afin d'engager de nouvelles
    mobilisations contre l'enfermement et les violences
    faites aux migrants.

    Contact pour le journées du 20 et 21 Juin 2005
    Sara: bringadeira@yahoo.it

    migreurop : www.migreurop.org


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  • Journée d'étude co-organisée dans le cadre du réseau T.E.R.R.A. (Travaux, Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l'Asile ), par le CEPED (Centre Population et Développement ), et le CRPS (Centre de Recherches Politiques de la Sorbonne / Paris 1 ).
    Coordination :
    Smaïn LAACHER (EHESS, CEMS / TERRA) et Jérôme VALLUY (PARIS 1, CRPS / TERRA)

    le vendredi 27 mai, de 9h à 18h,

    Université Panthéon Sorbonne (Paris 1), 12 place du Panthéon, Paris 5ème),  

    Présentation de la journée :
    Les pays du Maghreb se trouvent placés aujourd'hui au cœur des relations
    politiques entre l'Afrique et l'Europe en ce qui concerne les migrations :
    traditionnels pays d'émigration vers l'Europe, il sont également devenus des
    pays de transits pour les migrants d'Afrique subsaharienne au fur et à
    mesure où les entrées régulières par voies aériennes ont été refermées du
    côté européen. Pour les Etats du Maghreb, la question migratoire superpose ainsi de plus en plus deux niveaux d'enjeux dans les relations avec les
    Etats européens : celui des migrations de leurs propres ressortissants et
    celui des migrants en transit sur leurs territoires.
    Or l'importance accordée à ces enjeux s'est renforcée ces dernières années
    dans l'agenda politique européen. Ce phénomène découle de plusieurs
    dynamiques concomitantes : le processus d'européanisation des politiques de 'asile et de l'immigration, relancé à la fin des années quatre vingt dix,
    permet aux institutions de l'Union Européenne de trouver dans ce domaine une extension de leurs champs de compétences vis à vis des Etats membres ;
    d'autre part, à partir de septembre 2001, les préoccupations de la lutte
    contre le terrorisme ont considérablement renforcé la vigilance européenne à l'égard des mouvements migratoires en provenance du sud et notamment des pays de religion islamique (cf. Cultures & Conflits, n°1 / 2005 "L'Europe
    des camps" : http://terra.rezo.net/article307.html).
    Dans ce contexte, l'espace méditerranéen tend à un devenir le carrefour
    stratégique de rencontre, confrontation et coopération des intérêts
    africains-subsahariens, maghrébins et européens. Les accords de coopération multilatérale, notamment le partenariat euro-méditerranéens ainsi que la
    politique européenne de coopération et d'aide au développement et la
    politique étrangère (dite de « voisinage ») de l'Union Européenne tendent à
    se structurer autour de ces enjeux migratoires. Et, inévitablement, ces
    transformations des relations globales dans l'espace méditerranéen
    entraînent d'autres transformations au sein des sociétés civiles et des
    institutions politiques du Maghreb. C'est sur ces dernières que porte
    spécifiquement cette journée d'étude : quelles sont les incidences de ces
    évolutions euro-méditerranéennes et euro-africaines sur le champ migratoire au sein des pays du maghreb ?
    Cette problématique conduit à s'intéresser à l'ensemble des pays du Maghreb.

    Cependant, nous consacrerons la première partie de la journée au Maroc qui semble correspondre à un terrain d'expérimentation des nouvelles politiques européennes. L'approfondissement sur un pays permet en outre de mieux cerner certains phénomènes sociaux susceptibles de concerner l'ensemble des pays du Maghreb. Les situations dans les autres pays seront présentées dans la deuxième partie de la journée et mises en relation avec les évolutions affectant les relations Europe-Afrique. >Organisateurs :

    Réseau TERRA : http://terra.rezo.net

    Groupe de pilotage : http://terra.rezo.net/article183.htmL

    Comité scientifique : http://terra.rezo.net/article184.html

    >Renseignements sur cette journée : valluy@univ-paris1.fr

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